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Le choix était difficile. Devant la magnificence de la plupart des illustrations de Pierre Joubert, on rêverait d'un album d'art. Il reprendrait ses plus belles gouaches, ses plus beaux lavis ou dessins au trait, directement reproduits d'après les originaux. Oui mais voilà : nombre d'entre eux ont disparu, et un travail exhaustif serait impossible, à moins de publier des dizaines et des dizaines d'albums, ce qui serait économiquement infaisable. Alors l'éditeur a tranché. Pas de reproduction de dessins en pleine page, mais une intégrale absolue. Aucun dessin ne manque. La plupart sont reproduits en vignettes de petites tailles. De temps en temps, on en met un ou deux en valeur sur un quart de page, parfois une demie page lorsqu'il s'agit d'une belle jaquette. L'ensemble est complété par un court résumé pour presque chaque titre, le numéro, l'auteur et la date d'édition est mentionnée. Pour certains titres, avec plus ou moins de bonheur, un éclairage littéraire est apporté par Alain Jamot. Il s'en explique : « Certains seront peut-être choqués par le ton utilisé dans ces analyses : il est celui d'un amateur et d'un aficionado, pas d'un professeur de littérature comparée, même si certaines références à des auteurs très éloignés de la littérature jeunesse ne manqueront pas d'étonner ou de faire sourire. » Pour lui, les Signe de Piste sont autant de documents historiques témoins d'une époque : « J'ai réalisé à quel point les auteurs de la collection se livraient et fixaient leur époque dans leurs manuscrits : on y trouve les idées, les mœurs, les espoirs et les idéaux d'époques révolues aujourd'hui, mais aussi ses chagrins, ses préjugés… » Nombre de dessins ont dû être retouchés ou retravaillés par ordinateur : un colossal travail de « nettoyage » et de numérisation. Évidemment, on pourra critiquer tel ou tel aspect de l'album. Mais on ne pourra cesser de s'émerveiller devant l'étendue du talent du Maître. C'est pourquoi, coûte que coûte, il faut avoir cet ouvrage dans sa bibliothèque.
Voir aussi le tome 2
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